Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Première chapelle près d’un fanum présumé.
2e quart XIIe siècle
Rénovation romane
Rénovation romane
2e quart XIIe siècle (≈ 1237)
Voûtes en pierre, porche orné.
XIIIe siècle
Hôpital des Hospitaliers
Hôpital des Hospitaliers
XIIIe siècle (≈ 1350)
Refuge pour voyageurs à proximité.
1626
Agrandissement
Agrandissement
1626 (≈ 1626)
Chapelles latérales et restauration.
8 mars 1982
Classement MH
Classement MH
8 mars 1982 (≈ 1982)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame des Vignères (cad. AE 64) : classement par arrêté du 8 mars 1982
Personnages clés
| Jean XXII - Pape (XIVe siècle) |
Rattache la chapelle à Bonpas. |
| Mme de Lamothe - Propriétaire (XXe siècle) |
Sauve la chapelle en 1962. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame des Vignères, située dans le hameau des Vignères à Cavaillon (Vaucluse), est un édifice religieux de style roman dont les origines remontent au XIe siècle. Construite près d’un ancien emplacement cultuel présumé (peut-être un fanum), elle fut remaniée au XIIe siècle, notamment par l’ajout d’un porche décoré d’un cadran solaire et d’une hache gravée. Son chevet et son abside pourraient dater de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, tandis que la nef voûtée et les contreforts furent édifiés vers la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. À proximité s’installèrent au XIIIe siècle les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, gérant un hôpital pour voyageurs.
Au XIVe siècle, la chapelle fut rattachée à la chartreuse de Bonpas par le pape Jean XXII, marquant son intégration dans les réseaux religieux régionaux. Des réparations et agrandissements eurent lieu en 1626, avec l’aménagement de chapelles latérales et la restauration du porche. Après avoir servi de bâtiment agricole au XIXe siècle, elle fut classée monument historique en 1982 pour son architecture remarquable : voûtes en berceau, chapiteaux sculptés, et réemploi d’une stèle dédiée à Mercure comme maître-autel. Son histoire reflète les transformations religieuses et sociales de la Provence médiévale et moderne.
La chapelle se compose d’une nef unique prolongée par un chœur en cul-de-four, orné d’une arcature retombant sur six colonnes aux chapiteaux variés. Le porche sud, voûté en berceau, conserve des traces d’une ancienne ouverture en plein-cintre et une pierre gravée portant un chrisme, une enseigne, et un cadran solaire. Les matériaux locaux (calcaire, moellons, tuiles creuses) et les vestiges de peintures murales dans le chœur témoignent des techniques constructives médiévales. Acquise par la municipalité en 1962 après avoir été sauvée de la ruine, elle illustre la préservation du patrimoine roman en Provence.